Violence with weapons | Awareness is also needed in Quebec, opposition says




(Québec) Le massacre de 19 écoliers et deux enseignants dans une école du Texas doit servir d’électrochoc pour mobiliser les politiciens d’ici à mettre en place un meilleur contrôle des armes à feu et à endiguer la violence, croient les partis d’opposition à l’Assemblée nationale.

Publié à 10h26

Charles Lecavalier

Charles Lecavalier
La Presse

« Le sentiment qui m’habite aujourd’hui, c’est que je suis vraiment tannée d’être sans mot. Chaque fois qu’il y a des tueries, on dit, on est sans mot, on voit la désolation pour les parents, on voit la désolation de ce qui se passe, puis on se dit : Mais comment ça se fait que ça se reproduit, puis ça continue de se reproduire ? », a déploré la cheffe libérale Dominique Anglade en point de presse mercredi.

Mme Anglade souligne que le Québec est lui aussi aux prises avec un problème de violence par armes à feu. « On voit qu’il y a des fusillades qui augmentent, on le voit. Hier, c’est dans une garderie qu’il y a eu des projectiles. On ne peut pas faire la comparaison de ce qui s’est passé, puis loin de moi l’idée de vouloir le faire, mais il faut quand même qu’on fasse tout notre possible pour faire en sorte qu’on investisse dans la prévention pour faire en sorte qu’on ait un meilleur contrôle du trafic d’armes illégales. Ça, ça doit se faire aussi chez nous », a-t-elle affirmé.

Mme Anglade a martelé que « l’éducation » joue un rôle primordial dans cette lutte : « Il faut que l’alternative de ne pas s’impliquer dans des gangs, l’alternative de ne pas faire ça, qu’elle existe réellement. Puis ça, ça s’appelle de l’espoir, ça s’appelle donner de l’espoir à nos jeunes. Et là, aujourd’hui, il y a un manque dans notre société ».

Même discours chez Québec solidaire. Gabriel Nadeau-Dubois affirme que la cause de la « culture de la violence », « c’est l’exclusion sociale, c’est la marginalisation qui déchire certains quartiers, notamment dans la grande région de Montréal. ». « Et tant qu’on ne s’attaquera pas à ça, on va être condamné à éternellement panser les plaies plutôt que de s’attaquer au nœud du problème », a-t-il indiqué.

Agir sur les armes de poing





M. Nadeau-Dubois estime également que la patience du Québec a atteint sa limite quant à l’interdiction des armes de poing. « La position du fédéral, c’est de dire aux municipalités d’interdire les armes de poing. Ça, il y a consensus chez à peu près tous les experts que ça ne tient pas la route. […] The ideal is a wall-to-wall ban across Canada, but if the federal government continues to deny it, we think the other best option is to do it in the territory. Quebec,” said Québec’s parliamentary leader in solidarity.

“Events like those of the last few hours in the United States are a brutal reminder that we have not only done well in the past to be much stricter than the Americans, but that we must also take steps in the future, including banning guns,” he said.


PHOTOGRAPH PAUL CHIASSON, CANADIAN PRESS ARCHIVES

Paul St-Pierre Plamondon

PQ leader Paul St-Pierre Plamondon, for his part, is demanding stricter border controls and a much larger investment in police forces. “I put myself in the shoes of the parents, it is infinitely sad and it affects us in Quebec. That same day, our media reported bullets going through a nursery in Rivière-des-Prairies. I think there is a need here, in Quebec, to raise awareness about safety and firearms,” ​​said Mr St-Pierre Plamondon.

He claims that half of the long guns are still not registered in Quebec and demands a modernization of firearms control. Like Québec solidaire, he believes that since the federal government is not acting, we must “approve these powers”. According to him, the Legault government’s plan is “inconclusive”. “If a daycare is shot, if it doesn’t upset us as a society, I don’t know what it’s going to do to us,” he said.

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